Comment les gens utilisent vraiment ChatGPT et Claude : ce que révèlent les données d’OpenAI et Anthropic

Temps de lecture estimé : 4 minutes

En juillet 2025, ChatGPT comptait déjà près de 700 millions d’utilisateurs hebdomadaires. Un chiffre impressionnant qui équivaut à environ 10 % de la population adulte mondiale. Derrière ces statistiques, OpenAI et Anthropic viennent de publier de nouvelles données qui permettent de mieux comprendre comment les utilisateurs exploitent réellement leurs modèles d’intelligence artificielle.

ChatGPT : de plus en plus un conseiller qu’un rédacteur

L’usage de ChatGPT a explosé : le volume de messages quotidiens est passé de 451 millions en juin 2024 à plus de 2,6 milliards un an plus tard. Ce qui frappe, c’est que l’usage personnel progresse beaucoup plus vite que l’usage professionnel. En 2024, 53 % des échanges relevaient d’un contexte non professionnel ; en 2025, ce chiffre atteint 73 %.

Les thèmes dominants restent l’aide pratique, la recherche d’informations et la rédaction. Toutefois, la rédaction recule au profit de la recherche d’informations, et les demandes multimédia (par exemple la génération d’images) gagnent du terrain. Côté professionnel, ChatGPT est surtout utilisé pour la relecture et la traduction, beaucoup moins pour la création de contenu original.

OpenAI distingue trois types d’intentions dans les requêtes : Asking (demander un conseil ou une information), Doing (produire du contenu) et Expressing (s’exprimer). La tendance actuelle montre que les utilisateurs se tournent de plus en plus vers le Asking. Autrement dit, ChatGPT devient un assistant pour réfléchir et s’informer, davantage qu’un simple outil de production de texte.

Qui utilise ChatGPT ?

Les écarts de genre se réduisent progressivement et les jeunes adultes restent les plus gros utilisateurs. Plus l’âge avance, plus l’usage tend à se concentrer sur des finalités professionnelles. Dans les pays à revenu moyen ou faible, la croissance est forte mais l’usage reste moins diversifié que dans les économies avancées.

Claude : un outil orienté science et automatisation

Du côté d’Anthropic, Claude se distingue par une utilisation importante dans l’éducation, la recherche scientifique et le codage. On note aussi une progression des usages “directifs”, où l’utilisateur confie une tâche complète à l’IA.

Dans un cadre professionnel, surtout via l’API, Claude est souvent intégré à des processus d’automatisation : débogage logiciel, création d’applications internes, marketing, gestion de candidatures. En bref, Claude se positionne comme un outil de productivité pour les entreprises.

Une adoption mondiale inégale

Les données révèlent aussi de fortes disparités géographiques. L’adoption par habitant est particulièrement élevée dans les pays riches et technologiquement avancés comme Israël, Singapour ou l’Australie. Dans les marchés émergents, l’usage est souvent centré sur le codage et l’automatisation, avec moins de diversité dans les cas d’usage.

Pour les entreprises, le facteur décisif n’est pas tant le coût que la valeur ajoutée claire et la capacité de l’IA à s’intégrer sans friction dans leurs workflows.

Conclusion

Ces nouvelles données montrent deux trajectoires distinctes. ChatGPT s’impose de plus en plus comme un assistant de réflexion et de recherche, utile autant dans la vie quotidienne que dans le travail. Claude, lui, s’affirme comme un outil d’automatisation et de productivité, particulièrement adapté aux besoins des entreprises et du monde scientifique.

L’adoption, en revanche, reste très inégale d’une région du monde à l’autre. Et derrière ces différences se cache une réalité : l’IA est en train de redessiner nos façons de travailler, d’apprendre et même de chercher des réponses au quotidien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *